dimanche 17 juillet 2011

Marathon bike Blackforest 2011, Retour du Goulag


Qui n'a jamais connu la souffrance ne peut apprécier la douceur des plaisirs.
Qui n'a jamais eu froid n'a jamais joui de la chaleur du feu qui crépite,
C'est du tréfonds du Goulag Glacial de la forêt noire que le Narco Unit a puisé le récit quelque peu exagéré de nos exploits.
La boue, le vent, la crasse, le froid nous ont rendu cette année plus pitoyables que jamais. Je sais à présent pourquoi, dans de telles conditions de pouasse, sous un cuissard nul slip ne prévaut.

Veille de course:

Après un début de saison difficile ce sont avant tout les blessures ont eues raison des plus valeureux:

Christophe ( société Sungau Electricité)=> Triple fracture de la clavicule

Lionel => Fracture de la mâchoire

Claude Berge => Hernie discale

Laurent => Quintuple pontage motivarien

Frank Buerger (société Burger Carrelages et arrières petits fils)=> Triple bourrelets

Claude Gasgall (société Gasgall Granit et ancêtres)=> Fêlure de l'ongle de l'auriculaire main gauche (paraît que ça fait tellement mal qu'on peut plus tenir un guidon)

Grand bien en prirent aux absents... Car la session 2011 nous a gratifiée de toutes les horreurs que le forêt noire puisse donner. Le froid, la pluie et le vent ont semé le souffle de l'Apocaslip. Pas un cuissard -que dis-je pas un Slip- n'a survécu à la boue qui, kilomètre après kilomètre, a maculée de ses immondices nos maillots pourtant si saillants.

KM 1: «Le Chant du départ », Température 8°, vent faible, nuages légers

Nous entamons gentiment les 25 KM de montée dans l'allégresse qui caractérise les débuts de course. Mon vélo full carbone ne laisse pas mes confrères allemands indifférents:

-« Zouzavez un choli pike fou.
-Oui merci ça va bien »
Incroyable! personne ne me double et je ne fais que rattraper les blocs précédents. Aucune fatigue, aucune douleur, aucune gène ne vient altérer une progression qui se veut des plus rassurante. Finalement j'ai peut-être plus gagné à me préserver qu'à me sur-entraîner cette année...

KM 35: « Toute bonne chose a une fin ». Température 3°, vent soutenu, pluie

Bon il va falloir faire avec les éléments. La nature nous gratifie d'un petit bonus souffrance qu'on ne rechigne pas à apprécier quand on est un vrai VTTiste. Je continue à distiller calmement une puissance maîtrisée. Jeff avouera plus tard avoir testé dans ma gourdasse le nouveau mélange LPI (Low Power Ignition). Cette mixture à base de Blufanate de tristeflon est habituellement utilisée par les agriculteurs pour augmenter la cadence de traite des veaux. Je confirme que sur le sujet humain le mélange repousse les limites de la fatigue. Je pousse, je pousse et la fringale ne s'annonce toujours pas... Pas très malin je continue donc de pousser...


KM 45: "Dans la boue personne ne t'entend houspiller". Température 1°, vent fort, pluie battante

ça commence à sentir le Sapin! On est trempés, le vent de face grignote la puissance et le froid entame les motivations. Alois et Jeff se tirent une bourre d'enfer à qui fera la plus belle grimace (voir Photo, Alois c'est le faciès le plus ingrat des deux). Il a installé sur son bike le RTC (Raptor Traction Control); technologie expérimentale qui donne au pédalier un sursaut d'énergie tous les trois tours de pédale. Il semble en avoir grand besoin pour suivre la cadence sur-humaine de Jeff. Ce dernier, chargé au Manglanate de Potassium, attend en embuscade les effets décisifs de cette drogue pourtant interdite sur les soldats par la convention de Genêve. Mais bon elle commence à dater cette convention...

KM 50: "Goulag glacé de l'enfer". Température -1°, vent glacial, Pluie Battante

Au ravitaillement pas un quadriceps qui ne grelotte. Tous les gars couverts de boue et d'immondices tremblent comme des gonzesses (et moi le premier). La boue défigure les visages tordus de douleur et on ne distingue plus très bien le sexe des coureurs. Quelques intrépides VTTeuses forcent l'admiration... Un Allemand me lâche: « Zé ententudire que les femmes zon une reziztenz plus forte quelé zhommes à la zouvrance. Zé à cauze dé Bébé za z'est pas zuzte!». Voyant sa tronche je ne doute pas de la véracité de ses propos. Le brave bougre ne me lâchera plus avant la fin de la course. En tout cas respect plus les dames qui font la course jusqu'au bout.

KM 55: "Yeti!" Température -2°, vent à arracher la queue d'un âne, Pluie tonitruante

Pas un seul millimètre ni de nos bike ni de nos fringues n'est propre. Le deuxième ravitaillement nous a transit...la descente qui s'ensuit « à froid » est inhumaine: On dévale à toutes blingues au milieu des claquements de dents. Je me crispe sur le guidon, attendant lâchement le fin ce cette interminable douleur.

KM 60:"Expédition Antartica": -4°, vent polaire, il pleut des hallebardes!

C'est pourtant pas dur!!! On en a fait des plus longues mais celle-là elle n'en finie pas de broyer en mélasse mollets et cuissots. Les conditions climatiques se déchainent sur les organismes stupides payant finalement fort cher pour un lot de souffrance à partager. Seul Jeff semble dans son élément; protégé par une injection à l'issue de son plein gré de SVK (Super Velocity Katapultor): Le code génétique du sujet est modifié pour encaisser coups et blessures sur les champs de bataille en Afganistan. Pour l'instant seuls les commandos américains l'utilisent mais on en trouve assez facilement sur internet (www.stupidrace.com)

KM 70: "Le retour au bercail": 8°, vent nul, beau temps

Les derniers Kilomètres de course furent un vrai plaisir. Le vent siffle dans les oreilles le souffle de la descente vers les bravos. Le foule nous attend pour la grande communion du pédalier autour d'une barquette de fritte et d'une saucisse. Cette seule pensée incite à lâcher les freins, se débarrasser des Kilos de boue collante et des stalactites qui témoignent sous mon cadre de notre traversée de l'enfer glacé. A toutes berzingues nous fendons l'air de nos brises glaces de Carbone et d'Acier, laissant sur place gamelles et blessures lors d'une descente épique.

A l'arrivée, notre état de crasse n'a rien à envier à un hérisson qui se serait roulé dans une bouze!

Encore une belle partie de plaisir construite dans la douleur vous me direz. Mais c'est aussi pour cela qu'on l'aime.

Nico, Narco Esquimau


jeudi 24 juin 2010

Marathon Bike 2010. Black Forest Apocalypse Now





Jamais la Marathon bike ne nous aura gratifiés d’une telle météo.
Un froid à meuler du carbone, une pluie sournoise et sur les crêtes un vent à vous arracher le guidon. Voici, à grand renfort de mauvaise foi, ce que fut notre lot de souffrance…

-Jeff ; avec 3h50 sur le 77km, empoche le meilleur temps de toute sa carrière. Aucun effort ne semble faire flancher notre cobaye de laboratoire. Avec 30 milligrammes d’Endrotropine couplée au Glycarbonate de Nendrolone je crois qu’on a enfin trouvé un mélange stable. Grâce à sa performance le Narco Unit team espère enfin pouvoir attirer les l’attention des sponsors pharmaceutiques.
-Julien : Impressionnant ! Enorme ! Avec 4h50 il s’agit du meilleur temps qu’un Narco ait jamais réalisé lors d’une première participation. Là encore le mélange Testonandrolone/Analpharon préparé en atelier n’a rien à envier aux anabolisants industriels. Bravo Julien pour cette performance !
-Gérard : Gégé roule 100% nature et s’est fait plaisir sur le 44km. Avec 4h30 Gégé ne s’est pas fait bien mal mais c’est sûr il reviendra l’année prochaine ! Bravo Gérard pour ton enthousiasme malgré les conditions météo exécrables.
-Beat : Le Suisse Allemand du team a fini dans les vidanges des chronométreurs. Il termine le 77km à 15 min derrière Jeff. Déconfit, Beat renonce aux régimes à base de produits naturels et bascule définitivement dans la catégorie Narco « Genetically modified ».
-Nico : Je me suis senti bien seul sur le 116Km… Quelques explications s’imposent à la vue de mon temps apocalyptique (9 h20 !) :

Départ : Curieux ; le bloc est presque vide. Beaucoup semblent avoir renoncé. Avec ce froid de canard je ne comprendrai que plus tard ce qui a pu faire fuir les participants dotés d’un brin de raison.

KM30 : Premier ravitaillement. Le froid mordille mes jambes et me fait frissonner. Je me demande encore naïvement à quoi vont ressembler les prochains 90KM dans ces conditions crasseuses…

KM55 : Il pleut, j’ai froid, mes jambes sont lourdes et je grelotte comme le veau qui vient de naitre. Je me résous à sortir le coupe-vent que je n’utilise qu’en cas de guerre. Je pensais souffrir…mais pas si tôt !

KM65 : La pluie glacée fouette mon visage. Mes quadriceps sont tels des poulets fraîchement déplumés qu’on ébouillante pour arracher le reste de duvet. La montée vers le Feldberg vide mes réserves de puissance mais aujourd’hui je roule « 100% naturel ». Je jette donc discrètement la dose de Regenerator Overboost que Jeff avait glissé dans mon sac « à l’issue de mon plein gré ». J’arriverai au bout à coup de bananes s’il le faut !

KM 85 : Cinquième ravitaillement. C’est le bout du rouleau mais pas du tunnel. Les secours organisent des rapatriements pour les nombreux candidats à l’abandon. Je descends péniblement de mon bike. En appuis sur le cadre j’étire dans la souffrance mes lombaires en charpie. Un médecin du Staff se penche vers moi avec compassion :
« Vouzavez bezoin d’aide Meuzieu ? Zivouvoulez Kamionnette redezend vous dans vallée, on a encore plaze pour vouz ».
Mes pupilles se dilatent, mes doigts se crispent sur le cadre et un rictus balafre mon visage.
« Meuzieu ; vouzêt’zurquezava ? »
Je regarde quand même la camionnette dont les parois filtrent à peine les gémissements de douleur… NON ! L’abandon n’est pas envisageable ! Je cherche dans ce qui me reste de lucidité la violence d’une réaction…et je trouve : mi-temps France-Mexique…réaction d’Anelka envers Domenek…
Je relève brusquement la tête et hurle en pleine figure de ce brave toubib:
« VA TE FAIRE EN.ULER SALE F.LS DE P.TE !!!! »
Je lis la stupeur sur son visage. J’enfourche rageusement ma monture et démarre à toutes blingues avant que ce pauvre bougre ne comprenne. Il est clair que je vais devoir franchir les derniers 30KM aux limites de la raison.

KM100 : Au dernier ravitaillement c’est l’aube de l’apocalypse! Des corps allongés dans l’herbe glacée de la prairie d’où montent des râles de douleurs. Partout gisent des cuisses en décomposition. Les carcasses de ceux qui sont à bout se mêlent au carbone des vélos entassés à la va-vite dans des bennes à bestiaux. Une noria de camions assure le rapatriement vers l’arrivée. L’organisation de la course est débordée, les médecins épuisés. Je traverse ce goulag sans m’y attarder.
Au-delà de 100KM le cerveau passe le point de non retour : Celui qui fait passer de la souffrance vers l’illumination. C’est sûr ; Bouddha en lévitation a connu ça !

KM110 : C’est la descente endiablée vers l’arrivée. La rocaille rincée rend la fin de parcours fracassante. L’adrénaline prend le relais de l’acide lactique qui paralysait mes mollets. A 63KM/h je suis secoué comme un prunier trop mûr. Avec un rescapé on se tire la bourre : J’te fais l’intérieur, tu m’fais l’extérieur, je relance sur le plat… A toutes berzingues je l’aperçois du coin de l’œil ; toutes dents dehors, hagard, couvert de boue jusqu’au casque, lançant dans la bataille le peu de calories qu’il lui reste.

Transit mais debout je relie l’arrivée après avoir traversé l’enfer. Miss Forêt Noire avec sa cage thoracique généreuse ne m’attend pas pour le baiser du vainqueur.
Qu’importe puisque le plaisir d’aller au bout fut à la hauteur des souffrances endurées.

Il me semble que le Marathon Biking apporte cette dose de folie proche du masochisme ; quand l’euphorie fait place à la douleur.
Après avoir tout donné, être allé au bout de ce que le corps pouvait cracher, on flotte sur un nuage poussé par le souffle de l’endomorphine. Puissent celles et ceux qui ne comprennent pas y goûter un jour.

Le corps est un muscle qui meurt dans le repos…et vit dans l’exercice.
Nico, survivant des Narcos

dimanche 26 juillet 2009

Crystalp Grand Raid 2009


150 KM sur deux jours, 5000M de dénivelé et des cols qui n'en finissent pas de casser des organismes poussés à bout...

La douleur a parfois des relents de plaisirs sur le parcours VTT le plus dur d'Europe: le “Crystalp Grand Raid”.

Jour J-1

Revue de paquetage menée par Jeff: “Prends rien de superflus; après deux jours t'auras qu'une envie c'est de larguer ton matos!”

Jeff se charge effectivement du minimum vital: cadre Carbone, teeshirt, chaussettes et pompes de vélo. Un cuissard n'aurait pas été du luxe... Heureusement j'avais prévu des transpirations extrêmes et un cuissard de rechange. Faudra pas venir renifler mes effluves à la fin du Jour2.

Exténués par 4 heures de bouchons nous rejoignons notre point de départ (Verbier-Suisse). En guise de bonne table et de chambre douillette, Alois nous a réservé un truc qui s'approche plus du vestiaires de salle de sport que d'un gîte... Le confort est spartiate; nous dormons par terre sans couvertures, frigorifiés avec les vélos dans la chambre. Les effluves d'huile et de Carbone masquent à peine les haleines bestiales du lendemain.

Jour1:Départ en groupe depuis Verbier:

-Alois: Organisateur de ce stage commando; Alois est dans la pure tradition Suisse: ultra organisé, super équipé, extrêmement préparé et en méga condition physique. Son VTT full Carbone est aussi cher que sa montre et vaut largement sa gentillesse. Un grand merci Alois pour la plus belle des sorties qu'il m'ait été donné de survivre!

-Philippe: N'attendant plus rien de la vie, Philippe est venu se faire du mal ici! Lui aussi roule en Carbone, espérant que le faible poids des composants adoucira son chemin de croix. Si la montagne ne l'a pas tué ce weekend, gageons qu'elle l'ait rendu plus fort. Philippe fut mon compagnon de souffrance; je ne me souviens pas lequel des deux a trainé l'autre...

-Markus: Du local pur et dur. Markus roule fort, méchant et violent. Markus ne ressemble décidément pas à grand chose avec son VTT tout acier à 17Kg. Élevé dans les rudes montagnes Valaisanes, son physique émacié écrase tout sur son passage.

-Jeff: Avec un VTT full Carbone flambant neuf, Jeff a cassé sa tirelire pour rouler fort et vite afin de rentrer le plus rapidement possible à la maison. Ses fesses portent encore les traces du rouleau à pâtisserie de sa femme l'attendant sur le perron...

-Nico: Les 14kg de mon bike ont laissé des escarres sur les cuisses mais aussi bien du plaisir. J'ai abordé cette rando fleur au fusil mais ai terminé survivant entre deux poses.

-Sarah et son fillancé: Des p'tits jeunes avec encore le lait sur les lèvres. Toujours souriante, Sarah nous a inspiré de la pitié dès le départ avec son VTT de supermarché. Soutenue par son petit copain, je soupçonne ce dernier d'avoir poussé sa dulcinée dans les moments les plus durs. Mais quand même; fallait le faire!

-Gérard: Tout sourire aussi; Gérard reste de bon poil quand le moral des autres a flanché depuis belles lurettes. Comme sa fille Sarah, Gérard roule sur un VTT dont la durée de vie sera celle ce cette escapade.

Le premier col depuis Verbier a dès le départ donné la hiérarchie. Markus a effacé les sourires dès le début et mis la barre très haut. Avec une réputation à soutenir, Jeff attaque d'entrée de jeu, refusant l'idée même qu'on puisse être en retard le lendemain:

-“Yo les gars! Va falloir accélérer la cadence parc'qu'ma femme m'attend demain pour 15:00!”

Le soleil perce à présent, apportant sa douce chaleur. Philippe est encore présentable à ce stade. Il se risque à une attaque dans la descente mettant les cadres Carbone à leur seuil critique de résistance. Au fil des heures les Jambes s'alourdissent, les mollets se figent, les visages se crispent et les fesses se durcissent.

Le Soleil brille et amène les peux fragiles à température de cuisson.

La journée se termine par une montée interminable. Nous sommes récompensés par le spectacle grandiose d'un paysage de carte postale.

Markus, à peine entamé par cette journée de souffrances, grogne un peu mais reste fair-play lorsque Sarah et sa bande débouchent tout sourire avec 2h30 des retard sur le groupe.

Le Soleil brille de mille feux; les cuisses d'Alois sont à présent saignantes. Du sommet il décrit d'un accent Suisse un lointain paysage lunaire (altitude 3000M):

-“De'Dieu, demain c'est lààààà haut qu'ooONNN'VAAaaa; ça va cÔÔÔter”.

-Jeff: “Yo, faudra partir tôt pour être sûr de rentrer pour 15:00...”

Ruisselant de sueur, les fesses dures et les cuisses aux bord des crampes, nous rejoignons le gîte d'un magnifique village de chalets. L'accueil est chaleureux et la bouffe super. Tout le monde se relate les moments de souffrance dans la bonne humeur.

Jour2: Récupération zéro

Jambes détruites et fesses en compotes, je mets bien 10 minutes à parvenir à m'asseoir sur la selle. La journée s'annonce plus courte mais bien plus dure. Avec 3000M de dénivelé, nous grimpons rageusement sans interruption pendant 4 heures abominables.

Philippe est à bout. Il m'avouera plus tard avoir par deux fois pensé à l'abandon. Nous montons une interminable col ponctué de quelques passages techniques histoire d'entamer un peu plus le moral. Le rythme est lent, les jambes lourdes, l'échine courbée et les gémissements couvrent à peine le crépitement des chairs rôties sous un soleil de plombs. Pitoyables de douleur; c'est avec l'espoir d'un bon déjeuner en resto d'altitude que nous atteignons les 2600M où toute végétation disparaît. Une plaque commémorative rappelle qu'un VTTiste y est mort d'une crise cardiaque (véridique).

La torture s'annonce plus dure encore alors qu'il nous faut porter durant 50 minutes les vélos sur une côte défoncée de rocailles. Sur 400M de dénivelé pour arriver à 3000M, la raréfaction de l'oxygène se fait sentir et chaque pas est un effort surhumain. Cerise sur le gâteau, Philippe a perdu les dernières seringues de “Brutal Testo mega boost survival”. Il va nous falloir grimper 100% naturel et sans ravitaillement génétique! Certains disent que c'est impossible...

Jeff, chargé à la Testo depuis trois mois, est déjà en haut et regarde sa montre avec effroi. Il hurle du haut de la crête:

“NICOOOOO! GROUILLES, FAUT QU'ON soit rentrés avant 15 heures!


J'apprécie l'encouragement. A bout de souffle, je regarde mes cuisses sanguinolentes que le soleil de l'enfer a complètement brûlé. Il me faut faire une pause tous les trois pas. Je souffre à présent d'hallucinations: il me semble apercevoir Michael Jackson me faisant signe du haut de la crête! Il disparaît rapidement dans un Moonwalk irréel. Je lève un regard vitreux, grimace un sourire et reprends l'effort. Le VTT pèse une tonne et entame les chairs croustillantes de mes deltoïdes fumant sous un soleil de chaudronnerie de l'enfer. C'est sûr; Elvis m'attends en haut et me demandera dans son habit de lumière si je souhaite rester dans le monde des vivants!


Alois m'avait menti!! Aucun resto d'altitude ne nous attends là haut. Aucune soupe réconfortante au coin du feu... rien que le spectacle magnifique de la haute montagne. Mais quelle scène inoubliable! Nous croisons un groupe de marcheurs. Lamentables, nous mandions quelque nourriture histoire de survivre aux 50 derniers mètres. Quelle chance! Chocolats, fruits secs, thé chaud, saucisson, rien ne manque à leur besace... c'est une rafle odieuse sur leurs dernières vivres dont Philippe ne me laisse que quelques pitoyables restes.

La descente qui s'en suit est mémorable. Nous filons pleins pots vers la vallée; laissant derrière nous les paysages magnifiques de notre parcours de souffrance. Un steak de cheval au gratin parachève ce weekend magique que nous nous promettons de reconduire l'année prochaine.

Si l'enfer du VTT existe, il me semble être passé tout près du Paradis...

Nico, survivant des Narcos

dimanche 5 juillet 2009

Marathon Bike 2009-Carbone Hurlant




Avec une victoire en catégorie Tandem le Narcotic Unit team a donné dans l'utra lourd. Ne cherchez pas une machine comme ça sur le marché du VTT ça n'existe tout simplement pas. Il n'est pas un boulon qui n'ait été étudié pour cette course, pas un composant que nous n'ayons modifié afin de l'optimiser, pas un câble qui n'ait pas été réglé au millimètre... et pas un meilleur équipage en Europe si l'on en croit les résultats! Sur une machine comme ça tu oublies le Carbone (trop fragile)...tu oublie le confort (superflu)... et tu souffres en silence en essayant de ne pas penser aux 180KG de viande et de métal à transbahuter. Au fait; je suis derrière (on dit "stocker" en tandem) alors accessoirement je fourni la motricité et salue le foule en liesse sur notre passage. Jeff ayant de plus gros bras on s'est dit que ça présenterait mieux sur les photos de le mettre à la place du pilote...

En solo semi rigide Beat nous a pondu cette saison un bike à 7.4Kg! Absolument rien n'est fait avec autre chose que du Carbone sur ce bike! Chaque pièce est étudiée au millimètre et c'est un miracle que rien n'ait cassé. Quelle expérience de vivre dans la peur de voir le vélo se disloquer dès qu'on dépasse les 20KM sur le gravier!

La préparation de la course avait bien commencé mais il faudra m'expliquer pourquoi la pasta party la veille de course se transforme en biture party... Notez la stupidité de la méthode alors que le team s'astreint à une vie d'ascète des mois durant en vue d'être au top le jour J.

Impressions lors de la course:

Jeff et moi nous élançons sur le tandem aux couleurs du Team. On a un peu le trac après 9 mois de préparation dans le plus grand secrêt. On démarre très fort histoire de rattraper les Tandems devant nous. On ne les reverras plus de toute la course...

KM 0,2 (Jeff): « Yoplà! Le compteur y marche pas! » Je refuse catégoriquement de m'arrêter si tôt (9 mois de préparation faut pas déconner) et propose de calculer de tête la vitesse instantanée, le dénivelé, la vitesse moyenne ainsi que le temps nous séparant de l'arrivée. Mes capacité de calcul mental flancherons élas dès le KM 18... C'est donc sans données informatiques que nous nous élançons! Du suicide à ce niveau de compétition.

KM 08: C'est parti pour 20KM de montée sur 800M de dénivelé. On grimpe à bon rythme mais Beat (Narco Suisse Allemand) nous dépasse le sourire jusqu'aux oreilles et nous lance dans un français approximatif: « Yo z'avez trop la viande à tranzporté; regardezzz moi carbone montout'seul! » Jeff laisse échapper un râle de Jalousie et me demande d'augmenter la puissance. J'ajoute 15% de poussée sans broncher.

KM 12: C'est au tour d'Alois (Suisse Romand) de nous rattraper: « De'Dieu on avait dit qu'on roulait ensemble! J'suis déjà à cent septante quatre pulse/minute lààà! Cé Suisses aAAAallemands on peut pas leur' fair' cooOOOfiance! »

KM50: On attaque la montée la plus longue du parcours; 65% sur 6KM.

Jeff: “Yo! Tu attapes la petite trousse rouge dans ma poche dorsale et tu remplis ma gourde avec ce truc!” J'extrai une gellule rouge, trois gellules noires et mellange le tout dans sa gourde.

“Yo! T'en mets une seule gellules noire, UNE SEULE T'AS COMPRIS?” Saperlipopette, je lui ai mis le paquet... Je dis rien et lui tend la gourde chargée à bloc du mélange fûmant. Jeff avale d'une traite et ne tarde pas à se convulser. La pouisse! Si je l'tue j'ai pu' d'pilote! L'effet est immédiat: J'entends les craquements des quadriceps tels des élastiques au point de rupture. Sa respiration se fait rauque, ses traits se crispent, le maillot se craquelle sous la pression des deltoïdes attrofiés. Nous montons à 16KM/H de moyenne et laissons sur place les concurrents à l'agonie.

Nico: “Fais pas l'con on va s'faire repérer! Si on croise un directeur de course notre victoire va virer à la boucherie anabolisante".

KM70: On attaque la dernière montée; celle qui, pendant 5KM, achève les organismes déjà bien entamés. Et là; sans prévenir, le moteur principal flanche... “Yo j'ai la méga crampe...peux plus pédaler...maaaaaa jaaaaammmmbe!!!” Un arrêt d'urgence s'avère nécessaire pour rebooter les quadriceps survitaminés. Nous déscidons de passer en mode combat: Propulsion exercée par le moteur secondaire, moteur principal au ralenti le temps de vidanger l'acide lactique. La manoeuvre fonctionne et nous grimpons dans la douleur. Nous ne devons notre salut qu'à une injection discrète de Testo Boost Reload Overcharged. Ce mélange utilisé par les blessés americains sur le champs de bataille donne sur Christophe (Sungau Electricité) de biens meilleurs résultats que l'Atropine Dezoxibo Regenerante.

KM75: On file maintenant pleins pots pour 2MK de descente vers l'arrivée. On prend 80KM/H en tandem! J'y vois plus rien; Jeff ne réagi pas à mes demandes pour ralentir la cadence. Je suis vert de trouille et me cramponne à ce qui reste de gras sur les poignées d'amour du pilote. Le fracas des caillasses me déloge légèrement l'oeil droit de son orbite.

KM77: Nous avons réussi notre pari; nous finissons en premère position de la catégorie Tandem (ça au moins c'est vrai); hurlements de la foule en prîme.

Résultats époustoufflants du Narcotic Unit (International Marathonbike race team):

-4h31 pour Nico et Jeff et 1ère place en catégorie Tandem

-3:50 Pour Beat qui devient « Le meilleur d'entre nous »

-4:03 Pour Alois qui bat son record personnel

-5:30 Pour Laurent qui prend le meilleur temps pour une première participation

-06:17 sur le 120 KM Pour Christophe (Sungau Electricité) dont la longévité rend les Médecins perplexes!

Un grand merci à notre sponsot VELOTOP de Kemps qui nous a fourni le matériel et nous a énormément aidés lors de la conception.

Cette année aura été marquée par un matos digne des fonderies de l'enfer! J'aime à penser que finalement la seule chose qui me sépare de mon fils n'est que le prix de mes jouets...

Nico, là où le Nacro passe le Carbonne ne repousse pas.

mardi 18 novembre 2008

Membres les plus tendres du Narcotic Unit Team


Jeff
Vitesse:80%
Puissance:95%
Résistance:85%
Mental: 80%
RPM: 3450 TPM
Résumé: Le plus polyvalent de tous. Notre capitaine reste la référence... Parfois en recul sur certaines portions; son incroyable résistance en fait un finisseur flamboyant!


Nico
Vitesse:90%
Puissance: 70%
Résistance:60%
Mental: 80%
RPM Maxi: 4450 TPM
Résumé: Un mental d'acier couplé à une cadence de pédalage infernale en feraient un crac si les guibolles n'avaient pas tendance à lâcher après 60 bornes.


Claude B.
Vitesse:70%
Puissance: 95%
Résistance:65%
Mental: 25%
RPM Maxi: 2350 TPM
Résumé: Une cervelle de moineau dans un physique taillé pour le vélo. Impossible de faire comprendre à Claude que plus de 50 bornes ça se gère un minimum si on veut pas griller! Puisse-t-il ne jamais découvrir le chemin de la sagesse...sinon on est tous foutus!


Frank
Vitesse:70%
Puissance: 25%
Résistance:65%
Mental: 95%
RPM Maxi: 3000 TPM
Résumé: Rapide dans les descentes, Franck se distingue par un mental d'acier. Son incroyable résistance mentale devient cependant dangereuse lorsque le rythme cardiaque dépasse le minimum toléré par la F.N.U.D.A (Federal Narcotic Unit Drug Administration). Ne vous fiez pas à sa mine déconfite dès la première difficulté; il pourrait bien vous pourrir au finish...

Laurent
Vitesse: 35%
Puissance: 70%
Résistance: 88%
Mental: 75%
RPM Maxi: 4850 TPM
Résumé: Un retour au premier plan après des années de vaches maigres. Laurent ne roule maitenant plus que sur full carbon. Ce qui prèterait à sourire s'il n'était pas doté d'une résistance hors norme. Je ris ma fois fort peu depuis la dernière sortie et un poumon de moins.




Serge B.
Vitesse: 60%
Puissance: 60%
Résistance: 60%
Mental: 60%
RPM Maxi: 3500 TPM
Résumé: Un modèle de régularité. Le vétéran du team a fort à faire pour calmer le reste des petiots. Le père de Jeff a décidément quelque chose dans les gènes. A ce jour, personne ne l'a encore jamais vu craquer...

Dans les bois, personne ne t'entendra crier



Aux premières gelées le Narcotic Unit Team est allé faire un repérage en forêt noire.
Aucune pitié ni pour le retour de l'hiver ni pour le portefeuille.
Laurent a fait chauffer sa carte bleue pour commander un ORBEA tout carbonne.
L'embase d'empannage a été modifiée pour assurer la stabilité des roulements à haute vitesse.
Le profilé en Kevlar assure une tenue de cap dans les dirts avec un surcroit d'adhérence.
La selle a été réduite au maximum pour gagner en poids. Dans la version suivante le constructeur a prévu de la remplacer par un cure dents.
1ère règle d'or dans le budget d'un vélo: Un bon bike = une mois de salaire d'un ouvrier. Pour Laurent on peut dire qu'un bon vélo = un mois de salaire d'un PDG du CAC40
2ème règle d'or: Le VTT est un sport écolo. Pas pour Laurent... La peinture à base de plyphosphates chromatiques non biodégradable. Le cadre est un alliage de Carbonne Kevlar irrécupérable dont la teneur en matière cancérogène frole avec la limite légale. Le bras de pédalier utilise des biellettes de téflon dont l'extraction dans les colines du Vénézuela est hautement toxique.
Bilan financier/écologique catastrophique!

Nico, on est Narco...pas écolo

vendredi 10 octobre 2008

Born to ride alive




L'été indien n'en fini pas pour le Narcotic Unit Team.
Serge R a frappé un grand coup... Après 40 Kg perdus (véridique) il est revenu au plus haut niveau et nous a organisé la meilleure sortie de l'année.

Le temps pourri n'a fait que donner plus de piment à une sortie mémorable. 60 bornes à travers le Jura Alsacien et 18Km de moyenne dans des paysages à faire renoncer à toute civilisation.

La raclette qui s'en est suivie a heureusement permis de reconstituer les réserves de graisses sérieusement attaquées par le froid et l'effort.
Une pensée pour Laurent malheureusement achevé au KM 40. Cependant l'esprit fait espérer un nouveau membre actif du Narcotic Unit Team.

Le team se ressoude autour de sorties comme celles-ci auxquelles chacun trouve sa place. Bon faut pas non plus se trainer quand même et le niveau reste malgré tout professionnel.
Quand au matos il semble que la crise financière n'ait aucun impact sur le budget du vélo...

Bonne nouvelle; Le Narcotic Unit team est gratuit, ouvert à tout ceux qui souhaitent sérieusement rouler sans se prendre au sérieux.

Nico, la forêt coule dans les veines du Narco

dimanche 29 juin 2008

Marathon bike 2008. Voyage au bout de la souffrance!

Allez savoir ce qui nous est passé par la tête cette année... Une bonne tripotée du Narcotics Unit Team a décidé de faire la Marathon Bike cathégorie 116 Km. L’"Ultra" aura cette année oci les plus vifs d’entre nous.

116 Km, 3000 mètres de dénivelé et 34 degrés ont décimé le Narcotics Unit Team pire que sur une plage de débarquement.

Départ : Jeff, Christophe et Alois (section Genetically Modified) partent avec le Bloc3. Cédric et moi (section 100% Natural) partons avec le Bloc11. Dans ce bloc figurent plein de gars bien foutus avec du matos de folie à faire hurler ma banquière rien qu’au prix du dérailleur. Je savais pas qu’y faisaient des dérailleurs indexés en carbone polyphosphaté chez transishomura. Qu’on arrête de nous dire que le pouvoir d’achat est en berne!

Km 01 : Cédric a le sourire jusqu’aux oreilles et propose d’attaquer cash pour rattraper à froid le bloc 3 !!!! Celui-ci se ravise à la vue de mon regard horrifié.
Nous avalons les 25 premiers Km comme une fleur et remontons la file de ceux qui croyaient pouvoir tenir la cadence.

km 30 : Enorme chute d’un participant. Un hélicoptère intervient pour rapatrier le malheureux sanglé dans une civière couverte de restes humains.
Heureusement qu’Alois avait renforcé ses jantes avec des pâtes en titane à fixation fractale! Impossible de passer le pierrier à fond avec du matos standard!

km 32 : Passage du TitiSee. On cherche désespérément nos femmes parmi la foule venue encourager les poulidors du Dimanche. Cédric dégaine son portable dans la descente histoire de contrôler que ce mesdames jouerons leur rôle de Pompom girls. Il semble que nous soyons montés tellement vite que nos compagnes n’aient même pas eu le temps de finir leur petit déjeuner à l’hôtel !! Le moral en prend un sacré coup. Je crois que c’est à ce moment que j’ai commencé à subir...

J’empoigne fermement mon Guidon Full Carbon Light3, enclenche le grand Plateau en fibre de céramique renforcée et entame rageusement le prochain tronçon.

km 52 : Chaque ravitaillement contient son lot de cadavres sous perfusion. Les pompiers ont fort à faire. une vraie une pandémie de Gastroenthérite ! Les participants tombent comme des mouches et les râles d’agonie sont légion.. Les jambes sont dures et Christophe ne parviens plus à s’alimenter normalement. Inquiet, un médecin prend la décision de le suivre en moto pendant le reste de la course.

km77 : Premier coup de théâtre; Alois, que l’on croyait indestructible, abandonne à bout de forces. Comment aller au bout si le plus résistant d’entre nous jette l’éponge !?

Km82 : Plus d’jus, plus d’suc et une nouvelle surprise nous attend : « The Wall ». Traînent ça et là quelques paquets de Gel Hyperglucidique Atropine Overcharged. En haut de la côte nous attendent des spectateurs hurlant pour encourager les plus valeureux. J’enclenche la dernière vitesse de mon shifter Orca Firelighting Limited et grimpe en danseuse jusqu’au bout. Pas question de mettre pied à terre avec tout ce monde attendant le spectacle d’un infarctus. Au ravitaillement les organisateurs commencent à ranger le matos. Il ne reste plus que le matériel de réanimation. Inutile de laisser à becter sur les tables puisque les participants ne gardent rien dans l’estomac plus de 20 mètres.

Km 91 : La vue se trouble, je ne sais plus depuis combien de temps mon pétard est sur la selle. Le cerveau déclenche le mode « survie » : Pulsations régulières quelque soit l’effort, le sang arrête d’irriguer les parties génitales devenues inutiles, le visage se crispe, la bave perle le long des lèvres.

Km100 : Le point de non retour est franchi mais Christophe a passé le stade de la conscience. Il ne parvient plus à communiquer que par grognements et le corps a puisé dans ses vielles limites. Ses ongles on poussé anormalement, ses dents se sont déchaussées et des poils sont apparus sur ses mains. Après 100 bornes on peut pas abandonner si près du but!

Km 106: La descente finale ; à toutes bersingues vers l’arrivée. Les yeux exorbités, Jeff descend à une vitesse hors de portée des chronométreurs. Le fracas incessant des caillasses lui vaut une luxation de la mâchoire, une épaule déboîtée et une testicule hors d’usage pour les 6 prochains mois.

Km 116 : Quelle déception ! Après 8h47 de course la foule s’est clairsemée. Plus grand monde pour encourager les derniers arrivants. Un peu comme lorsqu’on arrête les recherches après avoir perdu tout espoir de retrouver des survivants...

Avec tout cela on en oublierai presque que, sans toute cette douleur... y’aurait vraiment pas eu de plaisir.

Nico, Ce qui ne te tue pas te rend plus Narco

mardi 3 juin 2008

Crâche pas sur la route!



Si on m'avait dit qu'un jour un Narco ferait de la route...






Finalement un VTT avec des pneus slick ça roule pas mal.
Il m'a quand même fallut 3 bonnes heures pour massacrer NicoD. avec son vélo de route.
Une super montée sur un col Allemand en forêt noire, des paysages d'une beauté fatale et pour ceux qui respirent encore un resto d'altitude à la clef.
Puisse mon partenaire survivre à cette magnifique sortie.

Nico, boucher chez les Narcos

mercredi 21 mai 2008

Entrtien freins à disque Avid Juicy7

Beaucoup de Narcos utilisent ce matos.
Bon sans freins c'est plus fun...mais quand même...

mardi 20 mai 2008

Cryothérapie


Pour ceux qui ne croiraient pas que le vrai Narco roulait aussi cet hiver. J'ai pris la photo avant une sortie avec Claude B.
50 bornes à moins sept!

Et jamais aussi en forme!!

Montée au Bleuet


Quand j'étais gamin nous avions baptisé un coin de forêt de Picardie "Le Paradis". C'était un trou de bombe dans lequel la nature avait repris ses droits. Au milieu de ce qui fut l'enfer jouaient des gosses. Nous allions toujours plus loin dans la forêt et il nous fallait une bonne demie journée en BMX pour atteindre cet endroit.

Aujourd'hui rien n'a changé. Nous nous éloignons toujours un peu plus pour trouver le Paradis. Perdu entre l'Alsace et la Suisse je doute fort que beaucoup voient ce lieu comme je le vois.
Voici donc le chemin pour monter au "Bleuet". Ce lieu ne s'appelle pas ainsi mais qu'importe; puisque c'est toujours... "le Paradis".

55 bornes pour y accéder...

mercredi 23 avril 2008

Bâche Narcotic Unit


Nico et Jeff apufine le projet d'une bâche à emmener sur les differentes randonnées le dimanche ou sur les différentes courses comme l'Ultra Bike. Le cout de revient se situe autour de 150 CHF.......

vendredi 18 avril 2008

Joue pas avec la testo!


On joue pas avec la testo!

Mais quand même...



jeudi 17 avril 2008

Un si beau Dimanche...


Afin de chasser définitivement l'hiver, une escouade du Narcotic Unit Team est allée en reconnaissance Dimanche dernier.
60 bornes à environs 20Km de moyenne nous ont emmenés sur un plateau à la vue magnifique au nom imprononçable...

Sur le retour, Arnaud n'a pas survécu aux demandes d'accélérations pressantes de Serge. Nous avons donc décidé de l'abandonner dans la forêt. Pas pourris pour autant nous lui avons laissé eau, arme et nourriture afin de se protéger d'une attaque imminente de sangliers.

La fin de sortie a été délicate: Un relais à trois n'a pas suffit à faire plier Serge, accélérant au fil des kilomètres. Claude B. avait pourtant envoyé une franche estocade à 15 km de la fin, mais son courage n'a pas suffit.
Le regard dans le vide, ne répondant plus aux signaux alarmant de fatigue; Serge a continué d'accélérer jusqu'au bout.

Du soleil, de la nature, 3h40 d'effort; ce fut ma foi un bien beau Dimanche.

dimanche 14 octobre 2007

Première Sortie d'Autonne


Première sortie à la fraîche.
Me suis bien promis de rouler tout l'hiver comme en 2006.







Là c'est Arnaud dans la brûme.
Le redémarrage a été difficile après une saison gâchée par une blessure...de bagmington!
Posted by Picasa

jeudi 21 juin 2007

Marathonbike Blackforest 2007. Compte rendu


Un team surentraîné, des coureurs génétiquement modifiés, des milliers d’€ de matos, des ménages brisés (pas bien les entraînements le Samedi…) mais des Narcos toujours fiers d’avoir été jusqu’au bout !



Avant toute chose je voudrais rappeler à certains quelques règles élémentaires de sécurité :
Christophe (Sundgau Electricité): l’ajout d’atropine suralimentée modifie le code génétique du sujet. Il faut absolument que tu réduises les doses avant qu’il ne soit trop tard !
Jeff : La créatine anabolisante entraîne un accroissement des gamètes femelles. Coupe la « testo anabolic evolution3 » par du « Glucabonbon Vx33 ».

Pour les débutants j’ai testé le cocktail suivant (attention Christophe (Sundgau Electricité) ; NE PAS COMBINER AVEC TON TRAITEMENT ACTUEL):
A) Une bouteille de « Speedbooster » sur la ligne de départ (c’est avant le 1er ravitaillement que la course se gagne).

B) Un flacon de « Speedbooster plus » au premier ravitaillement pour reconstruire la dégradation gluconique.

C) Un flacon de « Speedbooster plus evolution » en bas de la descente du 2ème ravitaillement (il en a pas l’air mais il est utile le 2éme ravitaillo).

D) KM 52 : Avaler 2 gélules de « Betacarbon » plus une ampoule de « Speedbooster plus evolution reload ». Ceci entraîne une production anormale d’adrénaline durant les 2 minutes nécessaires à la montée de la côte après le 3ème ravitaillement.

E) KM 70 : 3min avant la montée finale sur route prendre un cachet de «Anabolic3 supercharged » plus 2 ampoules de « Speedbooster plus evolution reload power regeneration » ainsi qu’une injection discrète de « Nandrolone extended overboost ».

Si rien n’y fait penser qu’en haut il y a certainement une belle poulette pour vous voir en baver jusqu aux moyeux !

Pour les résultats de la course :
Un terrain boueux a eu raison de la volonté des plus dégueulasses. Les chronos sont tombés et les surprises sont pires qu’aux élections !

Quelques morceaux choisis :
*Jeff toujours le meilleur d’entre nous avec 4:03 ! La référence à abattre pour certains…

*Tiens justement ; Christophe Koehl (Sundgau Electricité) a fait quasiment le même temps que Jeff aux deux derniers points de Chronométrages ! Le poulidor du team a même trouvé le moyen d’emballer une gonzesse à l’arrivée !

*Claude G : Impressionnant !! La surprise de l’année !! Le dilettante du VTT a mis une purée aux plus gros potentiels ! 5:05 talonnant de près sont compagnon de souffrance Franck. Je comprend maintenant pourquoi il a supprimé toutes les camionnettes de sa boîte pour livrer lui-même le granit à vélo.

*Franck : Malgré une nuit blanche passée avec la tronçonneuse Koehl (Sundgau Electricité) il se maintient à haut niveau ; continuant de faire peur à un régiment rien qu’à sa tête sur la ligne de départ. Il fini deux minutes seulement devant Claude G, soulignant l’exploit de ce dernier mais sauvant l’honneur de « Burger Carrelages et arrières petits fils ».

*Lionel et Gaétan payent cash les trois pintes qu’on s’est tapés la veille au soir. Cela ressemblait plus à l’Oktoberfest qu’à une Pasta party !

*Quant à moi ; grâce à un investissement conséquent dans le matériel et un entraînement digne de Sparte je gagne 3 malheureuses minutes par rapport à 2006… Mais heureux comme un gamin.

J’espère que la souffrance vous a apporté autant de plaisir est c’est avec trépidation que j’attends de pied ferme la prochaine sortie en groupe.

Bon rétablissement à tous !
Nico, aurait pu faire carrière chez les Narcos

vendredi 4 mai 2007

Liteville 301 à Jeff


Voici donc mon nouveau joujou monté par mes soins.
Un adre rare en France, mais d'une efficacité incroyable.
Son poids est de 12.20kg, Deb av=130, arr=120.
Comme promis, vous pouvez essayer le Bike lors de l'une de nos prochaines sorties.

samedi 24 mars 2007

1ère sortie du printemps..... c'est ça ouais !!!


Le Narco Rider roule même en hiver....
Bon là je fais l'interessant, mais il ne faisait pas chaud. N'est ce pas Chris?
Les prochaines sorties devraient se dérouler dans de meilleurs conditions.

mercredi 7 mars 2007

Maillots du Narcotic Unit Team en 2007


Port du maillot obligatoire!
Le team va faire peur en 2007.
Notre réputation n'est plus à faire!
Bravo à Jeff et Lionel pour le design.